La mondialisation génère plus de précarité et d’incertitude pour l’avenir de tous. Une réflexion de tous les partenaires sociaux sur la formation continue s’impose.

Nous exigeons : 

1 – La publication annuelle du quota de travailleurs handicapés au Journal Officiel, avec mention des résultats atteints par chaque ministère et entreprise publique et pour les entreprises de plus de 500 salariés du secteur privé.

2 – La mise en place au sein de l’Inspection du Travail d’une juridiction pluridisciplinaire chargée de protéger, de juger et de poursuivre toute discrimination professionnelle envers les salariés.

La solidarité n’est pas l’assistanat. La France s’honore d’un système d’entraide rappelant droits et devoirs de tous citoyens. Il faut mieux aider et encourager les parcours individuels de sortie du système de minimum social.

Nous exigeons : 

  1. L’instauration d’un Revenu spécifique d’existence (RSE) garantissant à toute personne handicapée reconnue inapte à travailler en milieu ordinaire ou protégé un revenu équivalent à 120% du SMIC.
  2. L’attribution du RSE entraîne le droit automatique à la couverture de l’assurance sociale maladie et d’une mutuelle complémentaire.
  3. L’indexation de ce RSE sur le SMIC.

Choisir son logement, sa mobilité, son environnement permet de vivre plus heureux de 7 à 77 ans. Choisir son parcours résidentiel et ses aides à domicile est un enjeu de société fondamental.

Nous exigeons : 

  1. Une aide humaine rendue possible 24h/24 pour les personnes très lourdement handicapées.

1 – L’architecture et l’urbanisme sont souvent à l’origine de mal-être et d’insécurité. La ville doit être un vecteur de développement durable.

Nous exigeons : 

  1. Un « audit » doit être réalisé dans chaque commune par la « Commission pour l’accessibilité », sur l’état des lieux pour tous les types de handicap (physiques, sensoriels, mentaux et même l’âge).
  2. Des primes spécifiques d’aménagement du territoire en fonction de l’intérêt intégratif des projets (ex : prévention des nuisances sonores, bourses de recherche pour les projets dont l’ergonomie, l’écoute sociale, l’insertion professionnelle rétablissent l’égalité….

La diminution des remboursements et l’instauration d’une médecine à deux vitesses est un drame national. La gestion comptable de la médecine doit être revisitée. La prévention et la recherche sont insuffisamment développées en France.

Nous exigeons : 

  1. La mise en place d’une véritable politique de développement de la recherche médicale et pharmaceutique multiplié.
  2. dans un premier temps le budget actuellement consacré à la recherche médicale).
  3. Le renforcement et respect des règles professionnelles et / ou déontologiques chez les kinésithérapeutes et infirmières (avec interdiction de refuser un soin lorsque celui-ci est vital pour la personne handicapée).

Bien choisir ses aides nécessite une information adaptée. Economies et confort sont atteignables.

Nous exigeons : 

  1. Une mise à disposition des aides techniques autant que de besoins avec une compensation intégrale et mise à disposition sur internet d’un service d’information et de consultation en aides techniques sur le modèle autrichien.
  2. Le versement par l’Etat d’une indemnité forfaitaire journalière équivalente au prix de journée en établissement aux personnes handicapées sans solution d’accueil ou de « prise en charge ».

Nous sommes tous un jour ou l’autre en situation de vulnérabilité. Des outils doivent être développés pour lutter contre l’odieuse loi du silence.

Nous exigeons :

La création d’un observatoire national de la maltraitance sur personne vulnérable.

Espaces de convivialités et de créativités doivent s’ouvrir à tous les publics.

Nous exigeons : 

1- Le développement dans les maisons de la culture de la production d’artistes handicapés (danse, musique).

2-. L’élaboration d’un Plan national d’accessibilité des plages, stades, salles de gymnastique, hôtels.

3-. L’obligation pour les hébergeurs de sites internet de rendre leurs plates-formes et produits accessibles, et à répercuter cette exigence auprès des sites qu’ils hébergent.

Le bonheur à deux nécessite parfois d’un peu de pédagogie…

Nous exigeons : 

1-. Le droit à l’intimité et à la sexualité doit être clairement inscrit dans les règlements intérieurs des institutions, centres d’hébergements et foyers.

2-. La création d’associations spécialisées accréditées par les pouvoirs publics apportant conseil et assistance à domicile en termes de sexualité (éducation sexuelle – considérée non seulement sur le plan de la contraception et de la prévention des maladies sexuellement transmissibles mais également en termes d’éducation sentimentale et sexothérapie).

La cellule familiale, dans sa diversité, nécessite un accompagnement fort. Les accidents de la vie peuvent être prévenus, soulagés, accompagnés, afin d’éviter les risques de la désespérance sociale.

Nous exigeons : 

1-. L’aide à l’adoption d’enfants handicapés aux parents candidats et par la suite les soutenir concrètement pendant tout le parcours familial et éducatif.

2-. Le développement des services d’accueil de jour de proximité et les services d’accueil temporaire à l’échelle de la commune, qui permettent l’hébergement pour quelques nuitées de toute personne en situation de dépendance ou avec des « besoins spéciaux ».

La démocratie participative est menacée de disparaître si les minorités et les différences sont exclues. Il est nécessaire d’agir avec et non pour ces citoyens de seconde zone.

 Nous exigeons : 

1-. Un quota de 6% de personnes handicapées sur les listes électorales en position éligible pour les élections départementales, régionales, législatives, sénatoriales, sous peine d’amendes substantielles (comme pour le quota des femmes).

2-. La banalisation du vote électronique et par Internet.

3-. L’obligation pour les candidats à fournir un nombre de bulletins de vote en braille en corrélation avec le nombre de votants aveugles et à sous-titrer ou traduire en Langue Des Signes leur campagne électorale.

4-. La mise en conformité des bâtiments de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Parlement Français et Européen pour l’accueil des personnes handicapées (non seulement pour le public, mais aussi les parlementaires et fonctionnaires handicapés).

5-. La création d’un Conseil national de l’Egalité des Personnes Handicapées.

La solidarité nationale doit veiller à restaurer le principe d’égalité grâce à des dispositifs de compensation équitables.

Nous exigeons : 

1-. La suppression dans la loi de la prise en compte des revenus et du patrimoine pour le droit à compensation

2-. Qu’au sein des maisons départementales la moitié de la commission exécutive soit élue par les Personnes handicapées du Département.

3-. Une mobilisation des Etats contre les mines anti personnelles qui sont la cause du handicap de millions d’êtres humains.

L’oubli de certains drames du passé révèle les peurs du présent. Faire la vérité permet de mieux préparer l’avenir.

Nous exigeons : 

1-. Un mémorial qui rende hommage à toutes les personnes handicapées victimes du régime hitlérien en Europe.

La précarité et l’exclusion nient la dignité humaine en bafouant les droits fondamentaux des citoyens. Elles minent la cohésion sociale et nuisent au développement de l’activité économique du pays. C’est pourquoi l’Union des Forces Citoyennes et Républicaines en fait un enjeu essentiel de son action.

D’ailleurs, au delà de ces propositions, l’UFCR agit concrètement et lance un appel à projets à destination de tout acteur de la société civile qui souhaite mener à terme des projets ou des initiatives visant à aider les plus démunis.

Le constat

L’exclusion en France est une douloureuse réalité

La pauvreté, qui avait régressé en France depuis les années 1970, est repartie à la hausse avec la crise de 2008.

Aujourd’hui, un Français sur sept vit en dessous du seuil de pauvreté (moins de 977 € par mois) soit 8,7 millions de personnes. 70 % d’entre eux disent souffrir de solitude. Le mal-logement concerne 3 millions de personnes.
Le travail précaire touche 13 % des salariés, 5,5 millions de personnes sont inscrits à Pôle Emploi et le chômage de longue durée explose.

L’exclusion touche indirectement toute la société. Elle fragilise la confiance : la moitié de nos compatriotes craint d’être un jour sans domicile fixe. 83 % des Français pensent aussi que le manque de cohésion sociale impacte négativement la compétitivité économique du pays. L’action des pouvoir publics est significative mais très désordonnée

Si l’effort financier est conséquent (40 milliards d’euros), les mesures se sont empilées sans cohérence, entraînant un maquis d’aides et de guichets. Au sein de l’Etat, cinq ministères sont impliqués.

Afin que nous puissions recenser vos contributions de manière efficace, merci de bien vouloir :

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Les votes :

La solidarité n’est pas l’assistanat. La France s’honore d’un système d’entraide rappelant droits et devoirs de tous citoyens. Il faut mieux aider et encourager les parcours individuels de sortie du système de minimum

Questions :

Est ce que le RSE remplacerait l’Allocation Adulte Handicapé ?

– Une personne qui est apte au travail selon la MDPH, ne toucherait donc pas le RSE, qu’aurait-i comme revenus à la place ?
– Serait-il contraint à percevoir une AAH sous évaluée, puisque l’AAH est encore loin des 120 % du SMIC ?