POUR SAUVER L’EUROPE…

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Les principaux textes fondateurs :

1-L’Union Européenne

Depuis plus de soixante ans, les principaux membres fondateurs de l’Union Européenne tentent d’unifier des pays de civilisations voisines en un espace économique commun. L’échec est avéré, comme le démontre l’ouverture des frontières conduisant à la délocalisation des capitaux, le chômage, l’abus des marchés, la destruction des services publics, l’immigration, la précarité, la pauvreté, la concurrence déloyale.

En supprimant les frontières des Etats européens pour des échanges économiques, l’Union Européenne s’est fourvoyée en croyant que le rassemblement serait un progrès. Bien au contraire, l’unification n’est que partiellement réussie, avec des nations divisées dans chaque état membre. Par contre, c’est une réussite totale dans les domaines de la finance et des marchandises. Les finances   de chaque état membre se sont unies à l’échelle européenne voire mondiale. La finance européenne voulait s’inspirer du modèle des Etats- Unis, qui, par un ensemble de territoires unis avaient surpassé les pays européens.

Toutefois, les multinationales des Etats membres restent attachées à leur propre État national, dont elles obtiennent en permanence soutiens et appuis de toutes formes – y compris au détriment de leurs concurrents européens – par exemple, des commandes, des subventions, une aide diplomatique pour remporter des marchés à l’étranger, ou encore le soutien politique.

Cette contradiction explique l’échec et le caractère laborieux de la construction de l’Union européenne. Certains Etats membres ont fini par se doter d’une monnaie unique avec l’euro. Mais l’absence d’une véritable fusion politique rend cette construction fragile et susceptible d’être remise en cause.

Les rapports qui régissent les relations à l’intérieur de l’Union européenne ne sont pas différents de ceux qui existent dans le reste du monde colonialiste : les États les plus faibles sont subordonnés aux colonialistes dominants, à commencer par l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France.

Les institutions dites « démocratiques » joue un jeu hypocrite envers le peuple. Par le biais de la démocratie, les plus puissants imposent des directives à toutes les populations d’Europe, comme l’a montré récemment l’exemple de la Grèce dont la population a été soumise à des années d’austérité, sans qu’il ne soit jamais tenu compte des votes qui ont eu lieu.

Certains démagogues mettent en avant le retour à des États nationaux « souverains ». Mais ces États n’ont jamais été autre chose que les outils des bourgeoisies nationales pour imposer leur supériorité sur leur population voire les pays plus pauvres. Le rétablissement des frontières nationales entre états membres se traduirait par une régression économique et sociale que les classes dominantes feraient payer en premier lieu à la classe moyenne et populaire.

En tant que centre démocratie, nous combattons les idées nationalistes, racistes, discriminantes, la xénophobie, , et tout ce qui oppose les peuples les uns aux autres. Nous sommes favorables à tout ce qui va dans le sens d’une frontière périphérique et favorable à la suppression des frontières entre états membres. Nous proposons un modèle, qui conjuguerait le capitalisme et l’humanisme dans un véritable bien commun uni et fraternel : les Etats – Unis démocrate d’Europe.

Un pays a besoin des capitaux pour l’équilibre et le mieux vivre ensemble, mais surtout pas pour détruire les emplois et exploiter le peuple.

2-L’Europe Aristocrate

e2L’objectif initial est de mettre à l’abri l’humain pour dégager un intérêt commun européen. Or, la Commission, organe très peu démocratique, procure aux technocrates des pouvoirs considérables ainsi que le monopole de l’initiative législative. Au moins 80 % des lois et règlements nationaux d’importance ne sont que la transposition de ses normes et directives européennes. Le même dispositif est appliqué à la Banque Centrale Européenne, dont les décisions monétaires s’imposent aux pays de la zone euro, qui substitue la Banque de France.

Le référendum de 2005 et le traité de Lisbonne voté par le peuple Français et néerlandais ont été traités comme une simple pétition. Dans ces conditions, la démocratie nationale n’est pas prise en compte et perd sa crédibilité.

La BCE a un objectif de lutte contre l’inflation, mais aucun objectif de plein emploi. La politique agricole commune (PAC) a détruit l’agriculture européenne. L’euro et l’ouverture des frontières à une concurrence déloyale ont détruit des millions d’emplois industriels.

L’interdiction faite aux Etats de se financer auprès de leurs banques centrales a eu des conséquences sur l’endettement. La BCE n’a pas le droit de prêter aux Etats, mais elle prête, à un taux dérisoire, aux banques privées, qui reprêtent à leurs tour aux Etats a un taux très élevé. Une idéologie ultra – libérale sert d’outil de travail sur les thèmes de la dette et de l’euro pour les intérêts du secteur de la finance.