disc

Sommaire

• Qu’est ce qu’une discrimination ?
• Quand est elle un délit ?
• Les principales lois
• Les dix-huit critères interdits
• Qui doit apporter la preuve ?
• Les sanctions
• Les sources du mécanisme discriminatoire
• Les solutions
• A qui s’adresser ?

Nous débattrons ensemble des propositions alternatives pour un autre projet de société, l’objectif étant de mettre fin à toutes les discriminations.

1) Que pensez-vous des thèmes de l’extrême droite?

Les Français sont complètement déçus par les partis politiques traditionnels et de ce fait sont tentés de se laisser séduire par ce parti qui semble plus proche d’eux car traitant des questions de souveraineté et d’ identité nationale, d’exclusivité nationale dans un contexte assez difficile où les français ont l’impression qu’ils ne décident plus mais que c’est l’Europe ( exemple politique agricole commune).
Ce parti parle aux Français de manière terre à terre à côté des autres partis qui s’enferment dans des concepts.

Les partis extrémiste s’adresse à la France dans son  identité, son exclusivité.
Il y a une crise d’identité et trop d’affaires avec des passe-droits, des abus de biens sociaux, des privilèges qui ont décrédibilisé certains politiques en exercice, de sorte que de nombreux français se disent que tout compte fait seul l’extrême droite qui n’a pas encore eu l’occasion d’exercer le pouvoir, peut encore répondre à leurs attentes.

2) Cela voudrait-il dire que l’extrême droite a la réponse aux questionnements des Français ?

Je ne pense pas que la majorité des français adhère à l’extrême droite mais agite le spectre du vote pour ce parti comme sanction pour tenter de réveiller les consciences des politiques par rapport aux réalités du terrain. Ce que les Français oublient, c’est que l’image de la France se trouve fortement écornée à l’échelle de l’Europe dès lors qu’il y a un risque de dirigisme pour ce parti composé d’hommes et de femmes  dont les décisions et le programme politique sont dénués de sens, ne correspondent à rien sur le plan européen et mondial, une politique économique en autarcie.
Ces dirigeants extrémistes pensent que la France est un quartier et veut appliquer une politique qui ne correspond qu’à une gestion de quartier, La France est la cinquième puissance mondiale

3) Quelle est votre position par rapport aux sans-papiers ?

En premier lieu, je tiens à vous dire que je ne supporte pas ce terme, « sans papiers ». Ce sont des personnes étrangères qui détiennent un ensemble de documents émanant de leur pays d’origine ou de la France mais qui ne disposent pas d’un titre de séjour, c’est-à-dire le document délivré par l’autorité préfectorale qui autorise la présence de l’étranger en France.

Pour être pragmatique, la question des dépourvus de titres de séjour en France est fondamentale.

Dans mon travail associatif je me rends compte que 8% des personnes dépourvues de titre de séjour entrent dans des cases susceptibles de leur permettre d’en recevoir.

La France a signé de nombreux accords bilatéraux et multilatéraux qui confèrent des droits aux ressortissants étrangers mais qui reçoivent une application parcellaire des préfectures. De l’autre côté, le dépourvu de titre de séjour sert une cause tantôt en créant des emplois pour tout le monde, les administrés des préfectures, les juges, les avocats, les policiers, les médecins, les associations…. Tout cela au frais du contribuable français et étranger, tantôt en servant les intérêts du politique qui n’a de cesse depuis des d’années de placer la question migratoire au centre du débat politique pour distraire les français. Dès lors que l’étranger suscite des controverses, bouscule, interpelle, ne laisse pas indifférent, dérange, c’est celui qui vient d’ailleurs, qui parle une langue différente, s’habille différemment, appartient à une minorité visible surtout pour les ressortissants d’un d’état tiers.
Le privé de titre de séjour est dans mon esprit un thème fabriqué par le politique pour éviter que le citoyen aille s’intéresser aux vrais problèmes du pays.
Or, selon les rapports de l’OCDE la population étrangère en France ne représente que 4% sur 60 millions d’habitants. Chacun appréciera. (À vérifier)
En second lieu cette problématique perdure car les étrangers sont leurs propres ennemis. La plupart des ressortissants étrangers en situation régulière font preuve d’intolérance envers leurs frères confrontés à des difficultés,  ils n’ont pas la culture de la solidarité face à la dénonciation des atteintes aux droits fondamentaux faite aux étrangers ni dans les contentieux.

Pour certains, s’intégrer, c’est stigmatiser l’autre qui vient d’ailleurs.
Il fait une crise de conscience collective, l’ensemble des étrangers doit apprendre à dire les choses, faire entendre sa voix dans les instances de décision, participer aux colloques, faire des propositions concrètes dans le cadre des programmes sur la migration. Il est temps qu’on cesse de parler à notre place car on n’est mieux servi que par soi-même.

Les gouvernants des pays tiers ont aussi leur part de responsabilité, ils signent des accords bilatéraux mais ne se préoccupent pas de la manière dont ceux-ci sont appliqués par l’État français à l’égard de leurs ressortissants. L’Afrique est le plus souvent convoquée par l’Europe pour discuter de biens et de marchandises en oubliant les Hommes. Or, la première richesse d’un pays avant les biens, c’est ses Hommes. Alors pourquoi, pour une fois, l’Europe ne serait-elle pas à son tour convoquée par l’Afrique dans le cadre de colloques ou de journées mondiales pour s’expliquer sur la gestion réciproque des ressortissants issus de leurs Etats ?
Les Diaspora ont de ce côté un grand rôle à jouer. Dénoncer les atteintes aux droits des étrangers c’est faire la démonstration, preuve à l’appui, de ces atteintes et non pas versé dans la complainte misérabiliste.

4) Quelles sont vos propositions pour lutter contre les discriminations ?

Les dispositions légales indiquent comme exemple de discrimination le fait d’appliquer un traitement défavorable à une personne ou groupe de personne selon le critère de rang ou le statut social, de fortune, de sexe, de pratiques sexuelles, d’âge,  d’origine géographique ou sociale, de couleur de peau, d’apparence physique ou vestimentaire, d’opinion ou d’appartenance à un mouvement philosophique, de religion, de culture, de style de vie (boîtes de nuit), les prix de vente, le droit à des biens ou à des services…
Il y a déjà un arsenal juridique en place mais qui ne trouve pas à s’appliquer pour de nombreuses raisons. Moi je suis un peu choqué par l’attitude par exemple du politique qui s’est décomplexé en ayant parfois des dérives verbales ou dérapages quasiment discriminatoires sans être sanctionné.

Pour moi, une issue pourrait se constituer en la création d’inspecteurs de contrôle des dérives discriminatoires dans tous les secteurs d’activité : le renforcement des tests et des sanctions, la généralisation et la pérennisation du CV anonyme et le droit de vote des étrangers. Enfin, je prône l’enseignement de la discrimination et de ses conséquences dès l’école élémentaire.

5) Votre avis sur l’immigration ?

L’immigré est celui qui vit dans un pays autre que celui dans lequel il est né. Le terme « immigré » ne renvoie pas à la nationalité mais  au lieu de naissance de sorte que le français gaulois est immigré si il est né hors de France. La migration, c’est partir d’un point A et d’aller au point B en vue de s’y installer.
Ségolène Royal, Manuel Valls, Éric Besson,  de Villepin sont des immigrés, Nicolas Sarkozy n’en est pas un contrairement à ce qui est souvent avancé.
L’État doit arrêter de mentir aux français. Les politiques parlent d’envahissement, on est dans du fantasme, il faut une culture de vérité, la population immigrée en France c’est 4% des ressortissants d’États tiers (à vérifier)
L’immigration n’est pas un problème mais une solution pour la France.
Dans de nombreux secteurs d’activité de la recherche, la science, la culture, le sport les médias et surtout dans la politique, la population immigrée a su, au fil des années, apporter son concours et son savoir-faire. De même, l’immigré est l’ambassadeur de la France dans son pays d’origine et à travers le monde. C’est un thermomètre de la devise française « liberté, égalité, fraternité », tout dépend de la manière dont il est, était, a été ou sera reçu.


6) Que pensez-vous de la discrimination positive ?

Les français se rendent compte que le concept d’action est une nécessité pour le principe d’égalité de la devise française. Il y a un véritable malaise dans la société français. La différence visible dérange, et pourtant des voix s’élèvent pour dire qu’il faut des représentants dans les instances de décision à l’image de la diversité de la population française. Le concept de l’apartheid social de Manuel Valls en est une illustration.
Il y a un déséquilibre, un enfant d’immigré ne se retrouve pas dans la société actuelle car lorsqu’il regarde autour de lui, il n y a pas de modèle d’ascension sociale à l’image de ce qu’il représente. Le plafond de verre existe. C’est une réalité, il faut le dire.
Il faut bouger les mentalités et sensibiliser, je souscris pleinement à la discrimination positive. Parce qu’il ne faut pas oublier que sans cette politique, les femmes ne seraient par exemple jamais entrées à l’Assemblée Nationale ou le Sénat ou dans les partis politiques. Ça n’a pas choqué pour les femmes, ça ne devrait pas choquer pour les immigrés ou les handicapés.

7) Quelle est votre position sur le droit de vote des étrangers ?

C’est une nécessité impérieuse pour faire avancer les choses dans la question de l’intégration, le combat sur les discriminations, la reconnaissance du travail et la contribution au développement local national politique économique et social des étrangers pour la France. D’autres pays ont donné du sens au vote des étrangers et ne s’en portent pas plus mal, sinon mieux. Le droit de vote des étrangers c’est aussi un combat contre les extrêmes.


8) Que faîtes-vous contre la délinquance ?

De quelle délinquance parle-t-on ? L’éradication de la délinquance est dévolue aux politiques, aux fonctionnaires de Police et la Justice. Concernant le citoyen lambda, il faudrait redonner un sens à l’instruction civique et l’éducation et ce, dès le plus jeune âge.

9) En matière de justice ?

Voir le projet du chargée mission UFCR sur la justice !

10) Et le problème des prisons ?

Comme le disait  Victor Hugo, « ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons. »
Citoyennement votre.